Quelques faits notables
- Les boucheries de Téhéran conservent toutes la viande dans de grandes armoires réfrigérées placées en devanture. On y voit pendre tout entier des moutons ou s’entasser des poulets.
- Aux abord des chantiers, il y a souvent des tentes ou des cabanons faits de matériaux précaires. Je crains, mais je n’en suis pas sûr, que les ouvriers soient contraints d’y dormir.
- Toutes les rues sont bordées de part et d’autres de petits canaux, appelés djou ou djoub. On y jette parfois des détritus. Les enfants y regardent courir des petits bateaux. Il arrive qu’un individu ou une voiture s’y coince un membre.
- Les parcs ne sont jamais fermés pendant la nuit.
- Souvent les tchadors des femmes s’ouvrent (ils sont d’ordinaire formés d’une pièce de tissu sans fermeture). On dit pour cela en persan : « faire des appels de phares ».
- Les grandes avenues de Téhéran ont des couloirs de bus.
- Il y a beaucoup de bâtiments vides dans le centre de Téhéran, portes murées et fenêtres brisées dans les étages.
- Les quartiers résidentiels sont souvent formés d’impasses plantées d’arbres. Ils constituent des îlots de calme dans la ville.
- Les fenêtres des habitations sont toujours couvertes de rideaux ou autre objet visant à empêcher la vue.
- On laisse généralement le plastique de protection (transparent) sur les chaises de bureau et les fauteuils de voitures neufs. Le plastique se déchire peu à peu, et c’est comme ci l’objet sortait de sa chrysalide.
- Les murs d’enceinte autour des maisons et des immeubles sont surplombés de grilles, elles-même dressées de piques agressifs. Lorsqu’il n’y en a qu’une seule rangée, ils sont orientés vers l’extérieur. Il peut y avoir jusque trois rangées, et la seconde est alors verticale tandis que la dernière pointe vers l’intérieur. Plutôt qu’une obsession du vol, cela traduit j’imagine le peu de confiance que l’on peut avoir dans les autorités compétentes pour garantir le respect de la propriété.