De la tête aux pieds du mouton
« Rajoutez moi un peu de cerveau, et puis mettez deux yeux aussi s’il vous plaît ! »
C’est un jour de semaine, il est 7h du matin dans un magasin de kalépatché, « la tête et les pieds ». Les clients, des hommes seuls sur le point de commencer leur journée de travail, un jeune couple et un groupe d’amis, sont assis dans une salle aux murs et au sol revêtus de carreaux clairs. Le jeune serveur leur apporte d’abord le bouillon dans lequel ont cuit les pieds et têtes de mouton pendant toute la nuit. Certains demandent à ce que des morceaux de cerveau flottent dans le liquide. Ils y rajoutent du pain qui se gorge, du sel et du jus de citron. Puis vient la chair à proprement parler. Selon l’appétit du client, on sert dans l’engourdissement du réveil une petite assiette de langue, yeux, cerveau, peau et tout un tas de lambeaux non identifiables. On les mange dans du pain, saupoudrés de sel ou de piment afin de relever leur goût et on peut, entre les bouchées, croquer un morceau d’oignon cru.

C’est un jour de semaine, il est 7h du matin dans un magasin de kalépatché, « la tête et les pieds ». Les clients, des hommes seuls sur le point de commencer leur journée de travail, un jeune couple et un groupe d’amis, sont assis dans une salle aux murs et au sol revêtus de carreaux clairs. Le jeune serveur leur apporte d’abord le bouillon dans lequel ont cuit les pieds et têtes de mouton pendant toute la nuit. Certains demandent à ce que des morceaux de cerveau flottent dans le liquide. Ils y rajoutent du pain qui se gorge, du sel et du jus de citron. Puis vient la chair à proprement parler. Selon l’appétit du client, on sert dans l’engourdissement du réveil une petite assiette de langue, yeux, cerveau, peau et tout un tas de lambeaux non identifiables. On les mange dans du pain, saupoudrés de sel ou de piment afin de relever leur goût et on peut, entre les bouchées, croquer un morceau d’oignon cru.

Publicité