Bouleversement perceptible (Nowrouz # 1)

Publié le par Silouane

Nowrouz, le nouvel an iranien, aura lieu cette année jeudi 20 mars à 9h18 du matin. Cette fête issue de la tradition zoroastrienne est la plus importante de l’année en Iran. Depuis plusieurs jours, on sent dans l’air la préparation d’un an nouveau.

Dans les villages ou dans les villes, les tapis sont à l’air, accrochés aux balustrades ou aux palissades. Il faut avant la venue de l’année nettoyer de fond en comble son logement. Cela s’appelle khânetekâni, le « bouleversement de la maison ». C’est comme un déménagement, m’assure-t-on. J’ai vu dans les cours des immeubles des familles entières occupées à nettoyer, à grande eau avec brosses et savon, la moquette qu’ils avaient ôtée de leur appartement. Selon ses moyens on achète aussi du mobilier neuf.


Il n’y a plus d’étudiants à l’Université. Les vacances de Nowrouz, une dizaine de jours pendant lesquels l’Iran tourne au ralenti, commencent
poissons-rouges.JPG officiellement le 19 mars mais la tradition autorise les étudiants à s’absenter dix jours ou une semaine avant. Ils ne reviendront en cours qu’une semaine après la fin officielle des vacances.

Il y a dans les rues de nombreux vendeurs de poissons rouges car ces derniers sont l’un des piliers du passage à la nouvelle année.

Les prix des coiffeurs ont presque doublé. Il est en effet préférable d’aborder le renouveau avec une mine fraîche. Les magasins de vêtements profitent aussi de cette période pour augmenter leur prix.


Dans la rue Chokoufeh les petites filles, uniforme rose et voile blanc, sortent de leur dernière journée d’école les mains chargées de travaux manuels. Les mamans les félicitent de leur dextérité.
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