Improvisation
Personnages :
-la cliente viennoise : elle est assise dans un angle de la salle de restaurant, seule. Elle a sur les cheveux blonds un voile noir, aux mains des mitaines noires, sur le corps des vêtements noirs et élégants. Son nez tombe à pic vers sa bouche. Elle est iranienne, mais elle vit surtout à Vienne. Elle passe généralement l’hiver à Téhéran.
-le maître de salle : un homme d’une cinquantaine d’années à la calvitie avancée, avec moustache et chevelure très noires. Il a sur sa chemise bleue un veston noir. Pendant six ans, il était officier sur un navire iranien. Il a vu Marseille, le Canada, les Pays-Bas… Il est ignorant de Vienne.
-le commis sourd-muet : habillé d’une tenue blanche de commis tâchée, âgé d’environ vingt ans, il est chargé d’apporter les thés et les boissons. Il sourit beaucoup ce qui le rend très sympathique. Les autres serveurs s’adressent à lui par des signes et il leur répond semblablement.
-la famille touriste : elle est composée d’un père, d’une mère et de deux enfants de sexe différent mais du même âge, 23 ans. Une table la sépare de la cliente viennoise. Les tailles des membres de la famille sont comprises entre 1m80 et 1m94, ce qui la rend impressionnante de l’extérieur. Les femmes portent leurs cheveux courts et frisés, elles les recouvrent d’un foulard rectangulaire en tissu léger. Les hommes sont vêtus sobrement.
Lieu :
Un restaurant traditionnel près de la place Ferdowsi. Comme tous les restaurants traditionnels, il est au sous-sol et on y accède par un escalier assez étroit. Un fer à cheval est fixé dans le goudron de la rue juste en face de la porte d’entrée. La salle est voûtée et des piliers régulièrement disposés en font un espace chaleureux. Au mur sont accrochées des peintures représentant la vie quotidienne autrefois en Iran. Des tissus traditionnels (coton imprimé de motifs bleus, rouges, noirs et jaunes) recouvrent les tables; une nappe de plastique transparent les protège. Les clients sont assis sur des banquettes. Le restaurant propose aussi quelques takht, estrades de bois de cinquante centimètres de haut sur lesquelles on dispose tant les convives que la nourriture.
Langues :
La cliente viennoise s’exprime en persan avec le maître de salle, elle utilise tantôt le persan, tantôt l’italien et tantôt l’allemand avec la famille touriste.
Le maître de salle s’exprime systématiquement en anglais avec la famille touriste. Il utilise abondamment l’expression « Oh my God ! », soit pour ponctuer la conversation soit lorsqu’il passe à proximité de leur table.
Le commis sourd-muet pose souvent sa main droite sur son cœur. Il précède parfois ce geste d’un regard vers le plafond, ce qui semble exprimer du respect et de la gratitude pour Dieu.
Les parents touristes s’expriment principalement en français, leur fille en italien, en allemand ou en anglais selon son interlocuteur et la langue qu’a choisi la cliente viennoise, leur fils en persan ou en français.
Déroulement de la scène :
Les conversations se nouent et se dénouent entre les différents personnages sans continuité nécessaire. L’ambiance est très gaie. La scène est rythmée par l’arrivée des commandes, une brochette poulet-viande-poisson pour la cliente viennoise, de grosses boulettes de riz mêlé de viande et de légumes, renfermant en leur cœur une prune, pour la famille touriste. Sur les tables sont disposés du pain, des olives, des herbes variées fraîchement coupées, des salades et des boissons.
Faits marquants :
La cliente viennoise n’ôte pas ses mitaines pour manger. Elle utilise ses propres couverts, sortis de son sac. Au milieu du repas, elle interpelle le maître de salle pour lui montrer l’achat qu’elle vient de réaliser, une paire de bottines en cuir. Le maître de salle inspecte les bottines et approuve l’achat, la famille touriste fait de même. La cliente viennoise raconte qu’elle a payé 95 000 tomans au lieu des 115 000 tomans initialement inscrits sur l’étiquette, elle a bénéficié des soldes et d’une réduction supplémentaire. Elle retournera dans deux semaines à Vienne. La famille touriste s’apprête dans sa majorité à partir pour la France. Elle répond aux questions qu’on lui pose et exprime sa joie d’avoir découvert l’Iran. Le maître de salle raconte son expérience d’officier naval dans les mers du monde. Il fait l’acteur.
-la cliente viennoise : elle est assise dans un angle de la salle de restaurant, seule. Elle a sur les cheveux blonds un voile noir, aux mains des mitaines noires, sur le corps des vêtements noirs et élégants. Son nez tombe à pic vers sa bouche. Elle est iranienne, mais elle vit surtout à Vienne. Elle passe généralement l’hiver à Téhéran.
-le maître de salle : un homme d’une cinquantaine d’années à la calvitie avancée, avec moustache et chevelure très noires. Il a sur sa chemise bleue un veston noir. Pendant six ans, il était officier sur un navire iranien. Il a vu Marseille, le Canada, les Pays-Bas… Il est ignorant de Vienne.
-le commis sourd-muet : habillé d’une tenue blanche de commis tâchée, âgé d’environ vingt ans, il est chargé d’apporter les thés et les boissons. Il sourit beaucoup ce qui le rend très sympathique. Les autres serveurs s’adressent à lui par des signes et il leur répond semblablement.
-la famille touriste : elle est composée d’un père, d’une mère et de deux enfants de sexe différent mais du même âge, 23 ans. Une table la sépare de la cliente viennoise. Les tailles des membres de la famille sont comprises entre 1m80 et 1m94, ce qui la rend impressionnante de l’extérieur. Les femmes portent leurs cheveux courts et frisés, elles les recouvrent d’un foulard rectangulaire en tissu léger. Les hommes sont vêtus sobrement.
Lieu :
Un restaurant traditionnel près de la place Ferdowsi. Comme tous les restaurants traditionnels, il est au sous-sol et on y accède par un escalier assez étroit. Un fer à cheval est fixé dans le goudron de la rue juste en face de la porte d’entrée. La salle est voûtée et des piliers régulièrement disposés en font un espace chaleureux. Au mur sont accrochées des peintures représentant la vie quotidienne autrefois en Iran. Des tissus traditionnels (coton imprimé de motifs bleus, rouges, noirs et jaunes) recouvrent les tables; une nappe de plastique transparent les protège. Les clients sont assis sur des banquettes. Le restaurant propose aussi quelques takht, estrades de bois de cinquante centimètres de haut sur lesquelles on dispose tant les convives que la nourriture.
Langues :
La cliente viennoise s’exprime en persan avec le maître de salle, elle utilise tantôt le persan, tantôt l’italien et tantôt l’allemand avec la famille touriste.
Le maître de salle s’exprime systématiquement en anglais avec la famille touriste. Il utilise abondamment l’expression « Oh my God ! », soit pour ponctuer la conversation soit lorsqu’il passe à proximité de leur table.
Le commis sourd-muet pose souvent sa main droite sur son cœur. Il précède parfois ce geste d’un regard vers le plafond, ce qui semble exprimer du respect et de la gratitude pour Dieu.
Les parents touristes s’expriment principalement en français, leur fille en italien, en allemand ou en anglais selon son interlocuteur et la langue qu’a choisi la cliente viennoise, leur fils en persan ou en français.
Déroulement de la scène :
Les conversations se nouent et se dénouent entre les différents personnages sans continuité nécessaire. L’ambiance est très gaie. La scène est rythmée par l’arrivée des commandes, une brochette poulet-viande-poisson pour la cliente viennoise, de grosses boulettes de riz mêlé de viande et de légumes, renfermant en leur cœur une prune, pour la famille touriste. Sur les tables sont disposés du pain, des olives, des herbes variées fraîchement coupées, des salades et des boissons.
Faits marquants :
La cliente viennoise n’ôte pas ses mitaines pour manger. Elle utilise ses propres couverts, sortis de son sac. Au milieu du repas, elle interpelle le maître de salle pour lui montrer l’achat qu’elle vient de réaliser, une paire de bottines en cuir. Le maître de salle inspecte les bottines et approuve l’achat, la famille touriste fait de même. La cliente viennoise raconte qu’elle a payé 95 000 tomans au lieu des 115 000 tomans initialement inscrits sur l’étiquette, elle a bénéficié des soldes et d’une réduction supplémentaire. Elle retournera dans deux semaines à Vienne. La famille touriste s’apprête dans sa majorité à partir pour la France. Elle répond aux questions qu’on lui pose et exprime sa joie d’avoir découvert l’Iran. Le maître de salle raconte son expérience d’officier naval dans les mers du monde. Il fait l’acteur.
Publicité