Sacrifice ou solstice?
La différence du rythme des révolutions de la Lune et du Soleil a provoqué en Iran une collision vendredi, celle de l’Eyd-e Qorban, la fête du sacrifice (surnommé abusivement l’Aïd en français), et Châb-e Yaldâ, la nuit la plus longue de l’hiver.
La fête du sacrifice est une des fêtes les plus importantes de l’islam. On y commémore par le sacrifice d’un mouton le sacrifice d’Abraham, et les foules se pressent à la Mecque. Le jour de cette fête est déterminé selon le calendrier lunaire.
Châb-e Yaldâ est une fête anté-islamique présente dans la religion zoroastrienne, et vraisemblablement encore antérieure. Elle marque le cœur de l’hiver et l’espoir du renouveau avec l’allongement des jours. On la célèbre en Iran en mangeant une pastèque et en ouvrant au hasard le Divân de Hâfez pour y lire son avenir. Cette fête dépend du calendrier solaire.
La fête du sacrifice est une des fêtes les plus importantes de l’islam. On y commémore par le sacrifice d’un mouton le sacrifice d’Abraham, et les foules se pressent à la Mecque. Le jour de cette fête est déterminé selon le calendrier lunaire.
Châb-e Yaldâ est une fête anté-islamique présente dans la religion zoroastrienne, et vraisemblablement encore antérieure. Elle marque le cœur de l’hiver et l’espoir du renouveau avec l’allongement des jours. On la célèbre en Iran en mangeant une pastèque et en ouvrant au hasard le Divân de Hâfez pour y lire son avenir. Cette fête dépend du calendrier solaire.
Je me demandais donc qui, des moutons ou des pastèques, serait le plus couru.
Eléments de réponse. Dans les rues ce 21 décembre, on voyait des pastèques partout et assez peu de moutons. Les vendeurs dans les magasins saluaient leurs clients en disant : « Yaldâ mobarak bâchid » (Bonne fête de Yaldâ), sans référence à l’Eyd-e Qorban. Plus tard, en demandant à un groupe de jeunes comment ils avaient occupé leur vendredi, j’apprenais que la grande majorité d’entre eux avaient fêté le solstice sans se préoccuper du sacrifice.
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