Points essentiels

Publié le par Silouane

Quelques précisions sur l’organisation de la vie en Iran.

Le décalage horaire est de deux heures et demie. J’aime l’idée d’être à cheval sur deux fuseaux horaires. C’est le premier pays que je rencontre avec une telle pratique du décalage.

Les week-ends iraniens sont le jeudi et le vendredi. Dans une semaine, il n’y a donc que trois jours ouvrables en commun entre l’Iran et l’Occident. Cela explique selon certains amis iraniens les difficultés économiques de l’Iran. Pour moi, ce décalage des jours est un décalage plus étrange que le décalage horaire. Il me perturbe dans mes rapports téléphoniques ou électroniques avec la France.

Le commerce à Téhéran est très concentré géographiquement selon le secteur d’activité. Autour de la place Enqelâb, c’est-à-dire à proximité de l’université de Téhéran, se trouvent toutes les librairies universitaires. Elles se comptent par dizaines. A l’ouest de l’avenue Vali Asr et sous l’avenue Enqelâb sont situées les boutiques qui vendent les robes de mariée. Il y a des froufrous et du brillant partout. Ce sont les seuls magasins où les mannequins de femmes dans les vitrines ne sont pas voilés. Près du carrefour Istanbul, il y a une rue que j’ai particulièrement aimée. On trouvait en alternance des magasins d’armement et des magasins de sèche-cheveux. Dans les premiers j’ai vu de magnifiques arcs en carbone avec des systèmes de poulies impressionnants. Ils devaient permettre de tuer des buffles à un kilomètre. Il y avait aussi des couteaux, des fusils à pompe, des cannes à pêches et des mouches multicolores, des cartouches de toutes les tailles. Dans les seconds, la vitrine était généralement divisée en deux parties. A gauche il y avait des sèche-cheveux Philips ou Braun très modernes. J’ai même vu une sorte de casque d’astronaute sécheur de cheveux. A droite c’était plutôt les rasoirs électriques vendus dans des coffrets très beaux, on aurait dit qu’ils allaient contenir une voiture télécommandée.

J’ai beau avoir fait de l’économie géographique, j’ai toujours du mal à comprendre pourquoi le commerce est dans les pays du Sud aussi concentré géographiquement par secteur d’activité. J’ai l’intuition qu’avec le développement économique ce regroupement spatial a tendance a diminué. Est-ce vrai ? Comment l’expliquer ?

J’attends vos réponses.

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I
<br /> l'Iran tu dis "pays du Sud"???<br /> <br /> <br />
Répondre
L
Dans nos sociétés à nous c'était également comme cela du temps des corporations. Est-ce que ce serait pas les traces d'une telle organisation ? Où alors cela proviendrait d'une autre conception de la concurrence? Au Japon, et à Tokyo notamment, il y a encore beaucoup de quartiers mono-activité (ça ce dit?) surtout dans le domaine informatique, mangas, etc. Et je pense que le Japon peut-être considéré comme un pays développé.<br /> A suivre.<br /> Lola
Répondre
S
C'est en effet peut être moins lié au développement économique en lui même qu'aux formes du marché. Dans un marché concurrentiel, il y aurait une tendance à la dispersion spatiale des activités, et quand le marché est structuré par exemple par des coporations, ou tout autre type de régulation hors marché, cela pourrait favoriser le regroupement.  Une piste, mais  à creuser encore ...