Vendredi 8 février 2008
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Il y eut il y a vingt-neuf ans une vacance du pouvoir en Iran. C’était après le départ du roi et avant le retour de l’imam Khomeyni dans un avion
affrété par la France, dix jours qui furent ici qualifiés d’aube, l’aube de la République Islamique d’Iran. Chaque année, le festival de l’aube, festival international de cinéma et de théâtre,
commémore ces dix jours d’espoir.
Il y a deux manières d’obtenir un billet pendant le festival : se placer à la suite des longues queues qui se forment devant les cinémas et les théâtres de Téhéran et attendre dans le froid,
ou bien faire du pârtibâzi, c’est-à-dire jouer de ses relations dans le milieu du cinéma ou de la presse. Hélas à cette période de l’année, mon ami projectionniste du cinéma Sepideh ou
Felestin ne répond plus au téléphone.
Les projections sont regroupées en différentes catégories, parmi lesquelles : « Panorama du cinéma géorgien indépendant », « A la recherche de la vérité » (concours de
cinéma spirituel), « Le cinéma palestinien, aspect de la résistance », une rétrospective Ingmar Bergman, « L’œil de la réalité » (films documentaires)…
Des films de nationalités très variées sont présentés : Etats-Unis, Chine, Pologne, Hongrie, Russie, Allemagne, Hong-Kong, Japon, Taiwan, Suède, Norvège, Canada, Lituanie… La France est
presque absente cette année avec un seul film en compétition : « Très bien, merci », alors que les films américains s’affichent. On a ôté de chaque film les scènes qui pourraient heurter
la sensibilité. A l’issue des représentations, les spectateurs sont invités à glisser un bulletin dans une urne afin de déterminer le prix des spectateurs.
Par Silouane
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Merci!! Je ne l'avais pas vu en France et ici les queues étaient vraiment trop longues pour les films étrangers. Je vois par contre des films iraniens, et certains sont excellents.
A plus!