Dimanche 6 juillet 2008
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Rue Kârgar, près de l'intersection avec la rue Rahnama, place Enqelâb.
Par Silouane
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Samedi 5 juillet 2008
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Rue Rahnama, rue Kârgar, place Enqelâb.
Par Silouane
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Vendredi 4 juillet 2008
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Café Tamadone, en face du théâtre de la ville, avenue Vali Asr.
Par Silouane
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Jeudi 3 juillet 2008
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Café Godot, avenue Enqelâb, près de l'intersection avec la rue Felestin.
Par Silouane
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Mercredi 2 juillet 2008
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Avenue Enqelâb.
Par Silouane
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Mardi 1 juillet 2008
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Avenue Enqelâb, rue Vesâl-e Shirâzi.
Par Silouane
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Lundi 30 juin 2008
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Avenue Enqelâb, place Enqelâb.
Par Silouane
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Dimanche 29 juin 2008
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Théâtre de la ville, parc Dânechdjou.
Par Silouane
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Vendredi 27 juin 2008
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07h08, aéroport international Imam Khomeiny de Téhéran.
Mon avion de retour vers la France va partir dans quelques minutes. Voici donc mon dernier billet sur ce blog.
A la piscine Chahid Chiroudi de la rue Mofateh, le vieil homme qui s'occupe du vestiaire m'a dit : "Vous allez nous manquer, on s'était habitué à vous".
Je m'étais aussi habitué au quotidien à Téhéran.
Par Silouane
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Mercredi 25 juin 2008
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14:39
La vie des jeunes en Iran, ce sont des larmes versées depuis les bancs publics. Dans les parcs de Téhéran, je vois toujours des
couples de jeunes amoureux. Parfois ils laissent entre eux une distance protectrice, parfois elle fond et ils sont presque enlacés. Dans les restaurants et dans les cafés, en marchant dans les rues
de la ville, ils se tiennent la main. N’est-ce pas interdit de se tenir la main quand on n’est pas marié? Si bien sûr, mais les jeunes se tiennent par la main plus encore qu’à
Paris.
Reprenons les événements dans l’ordre. C’est la rentrée universitaire, filles et garçons se dévisagent dans la classe. Au fil des jours, des relations privilégiées naissent, des numéros de
téléphone s’échangent. En Iran on tombe très vite amoureux. Dès le premier texto il est possible que l’on parle d’amour et la relation prend un tour très exigeant. De source sûre, je sais qu’une
jeune fille a envoyé en cinq heures plus de cent sms à un garçon.
La relation se concrétise lorsqu’elle sort de l’Université. Premier rendez-vous dans le parc, les distances de sécurité sont encore respectées. On se jauge pour essayer d’estimer la position
sociale de son amour éventuel. On me dit que les filles accordent ici une très grande importance à la capacité financière et à la voiture de leur prétendant. Même dans les milieux intellectuels, il
est souvent normal que le garçon invite la fille lors de toutes leurs sorties et qu’il soit son chauffeur. La fille demande une disponibilité totale de son petit ami. Au hasard d’un trajet de
retour en voiture, leurs corps se rapprocheront peut-être.
C’est l’heure de nouveaux rendez-vous dans les parcs de la ville. Parfois, allongés sur le sol, la tête de la fille ose se servir du ventre du garçon comme d’un oreiller. Un agent de la police des
parcs vient dénoncer la position indécente. Ils se redressent, rigolent et se frottent à nouveau quand l’agent a le dos tourné.
Les amoureux des bancs publics en Iran sont de tous les styles vestimentaires : pour les filles on voit des tchadors comme des manto cintrés, pour les garçons des chemises larges et
des barbelettes aussi bien que des t-shrits moulants. Il y a une corrélation pas toujours stricte entre le style vestimentaire et le degré d’exposition de l’amour naissant.
Les relations amoureuses se finissent dans les parcs. La jeune fille s’est assise en tournant un peu le dos à son
ancien ami. Il essaie de lui parler, des larmes coulent le long de son visage. Le silence s’installe, lourd de l’impuissance et de la mélancolie. Sur ce même banc dans quelques minutes un autre
couple se créera et rêvera au mariage.
Par Silouane
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